Sainte Catherine d’Alexandrie

est-elle apparue à Cotignac ?

Par frère Vincent Laguarigue de Survilliers, recteur

Dans certains récits et représentations de l’apparition de Notre-Dame de Grâces, à Cotignac, les 10 et 11 août 1519, sainte Catherine d’Alexandrie figure parmi les personnages qui accompagnent la Vierge Marie. Pourtant, les sources anciennes ne la mentionnent pas.
Comment expliquer cette différence ?

Ce que disent les sources anciennes
Les trois principaux témoignages anciens dont nous disposons ne nomment pas sainte Catherine.
Dans La Triple Couronne de la Bienheureuse Vierge Mère de Dieu (1630), le jésuite François Poiré rapporte que la Vierge apparut à Jean de La Baume, accompagnée de « Saint Michel Archange et de Saint Bernard ». L’historien provençal Honoré Bouche reprend le même récit dans sa Chorographie de Provence (1664), sans mentionner d’autre personnage.
Le rapport de visite canonique du père Pierre de Moissey, oratorien, en octobre 1665, apporte une précision. Il indique que le récit ancien de l’apparition, transmis par un poème de 1596, évoque la Vierge tenant l’Enfant Jésus et accompagnée « d’une vierge qu’il ne connaît pas ».
Cette vierge n’est donc pas identifiée à sainte Catherine. Moissey mentionne également la bulle de Léon X, datée du 17 mars 1521, qui accorde des indulgences à « l’église fondée à la suite d’une révélation de la Vierge, de saint Michel et de saint Bernard. »
Ces documents montrent clairement que, dans les plus anciens témoignages de l’apparition de Notre-Dame de Grâces, la présence de sainte Catherine n’est pas attestée.

Une mention tardive, en 1881
La première mention de sainte Catherine parmi les personnages de l’apparition figure dans l’Étude historique sur l’Oratoire de Notre-Dame de Grâces en Provence, publiée en 1881 par le père Auguste Martel.
Celui-ci affirme, en se référant au rapport de Moissey, que la Vierge apparut avec l’Enfant Jésus, accompagnée de saint Michel, de saint Bernard « et sainte Catherine, vierge et martyre». Or, nous l’avons montré, le texte de Moissey ne nomme pas sainte Catherine : il évoque seulement une vierge inconnue du voyant. Martel lui attribue donc une précision qui ne figure pas dans le document original. Cette mention, très tardive par rapport aux événements de 1519, peut raisonnablement être considérée comme une erreur.
Mais comment cette confusion a-t-elle pu se produire ?

Catherine de Grasse et le retable du sanctuaire
Une piste intéressante se trouve dans le Dictionnaire chorographique de la Provence (1700), de Pierre-Joseph de Haitze. L’auteur y évoque Catherine de Grasse, bienfaitrice du sanctuaire, qui finança la construction de l’édifice consacré à Notre-Dame de Grâces. Elle était la fille du seigneur de Bormes et épouse de Durand de Pontevès, seigneur de Cotignac.
Or, le retable monumental réalisé en 1596 représentait la Vierge à l’Enfant au centre, avec saint Bernard et sainte Catherine de part et d’autre, comme l’attestent plusieurs visiteurs au cours des siècles (cf. Abbé Laure, Histoire de Notre-Dame de Grâces, 1886, p. 32). On sait aussi que Jean de Pontevès, petit-fils de Catherine, pour son mariage et après la guerre contre Charles Quint, avait de fait de nombreux dons au Sanctuaire en 1585. (Laure p. 28-29)
La présence de sainte Catherine sur ce retable, visible au sanctuaire pendant des siècles, a pu favoriser une confusion entre la sainte représentée et les personnages de l’apparition. On peut également supposer que sa représentation était liée à la mémoire de Catherine de Grasse, bienfaitrice du lieu et peut-être honorée à travers sa sainte patronne.

Que peut-on conclure ?
Les sources anciennes conservées ne permettent pas d’affirmer que sainte Catherine d’Alexandrie est apparue à Cotignac en 1519. Les récits de Poiré et de Bouche mentionnent saint Michel et saint Bernard ; celui de Moissey est confus en citant un poète qui parle d’une vierge martyre inconnue et en citant également la bulle papale qui parle de St Michel et de St Bernard. C’est seulement en 1881 que Martel introduit explicitement sainte Catherine dans le récit, en se référant à un document qui ne la mentionne pas : il s’agit formellement d’une erreur. A moins que la tradition orale dise d’autres choses ?
La présence de sainte Catherine sur le retable du sanctuaire offre une explication plausible à l’apparition tardive de son nom dans le récit. De 1596 à 1789, on l’a vue entourer la statue de Marie, en vis-à-vis de saint Bernard. D’où certainement la confusion.

Nous remercions Dominique Delahaye pour ses recherches bibliothécaires qui nous permis de vérifier tous les documents cités.

Vitrail représentant l’apparition de Notre-Dame de Grâces à Jean de la Baume

Représentation de l’apparition à Jean de la Baume sur la couronne de Notre-Dame de Grâces

Restauration du vitrail nord 

Les rois et les seigneurs à Cotignac

Par frère Vincent Laguarigue de Survilliers, recteur

Le sanctuaire Notre-Dame de Grâces de Cotignac possède une histoire unique qui lie un petit village du Var aux rois de France.
Sur le mur nord de l’église, un grand vitrail vertical raconte cette alliance à travers quatre blasons. Pour comprendre ce vitrail, il faut le lire comme un arbre généalogique, du bas vers le haut. L’histoire commence sur la terre de Provence pour s’élever jusqu’au sommet de l’État.

1. Le bas du vitrail : Le village et ses seigneurs
Tout en bas se trouve le blason le plus complexe. Il représente Cotignac et la famille qui gouvernait la région : les Simiane-Pontevès.
– Le cœur bleu : les cinq tours blanches et les trèfles d’or appartiennent à la famille de Simiane, qui a dirigé le village à partir de 1616.
– La bande rouge sur fond jaune : c’est le blason historique de la commune de Cotignac.
La ligne diagonale rouge coupe l’écu en deux, évoquant visuellement la célèbre falaise de tuf qui domine le village.
– Les hermines (en bas à droite) : représentent Marie de Blois, comtesse de Provence, en remerciement des privilèges accordés à la ville
Juste au-dessus, le blason avec la bande blanche horizontale sur fond rouge appartient à la Maison de Villeneuve. C’était l’une des plus grandes familles de Provence. Leurs membres se sont souvent mariés avec les seigneurs de Cotignac. Leur présence ici rappelle qu’ils ont grandement aidé à financer et à protéger l’Eglise au fil des siècles.

2. Le haut du vitrail : l’hommage au Roi de France
Les deux écussons du sommet se lisent ensemble. Ils affichent les symboles du pouvoir
suprême.
– Les fleurs de lys d’or : C’est le symbole absolu de la famille royale des Bourbons.
– Les chaînes d’or : Elles représentent le Royaume de Navarre (région des Pyrénées), historique allié de la couronne.
À l’époque, le souverain portait le titre officiel de « Roi de France et de Navarre ».

Conclusion : le souvenir du miracle royal
Le vitrail fonctionne donc comme un ex-voto monumental. Il démontre visuellement comment la ferveur locale (les racines de Cotignac) a débouché sur le vœu de Louis XIII, la naissance de Louis XIV et le pèlerinage officiel du Roi lui-même. Cotignac a permis de sauver la lignée souveraine. Ces événements exceptionnels hissent le sanctuaire varois au rang de haut lieu de la mémoire royale.
Le vitrail nord est bien plus qu’une simple décoration. C’est une page d’histoire de France écrite avec la lumière du soleil de Provence. Par sa composition ascendante en forme d’arbre, il célèbre l’intrication profonde de la piété mariale et de l’histoire politique. Il demeure le témoin silencieux d’un temps où les seigneurs de Simiane-Pontevès, les chevaliers de Villeneuve et les rois Bourbons unissaient leurs prières sous le regard bienveillant de Notre-
Dame de Grâces.

Pèlerinage de l’Alliance

Une première édition à Cotignac !

Organisée pour la première fois par le sanctuaire Notre-Dame de Grâces, ce pèlerinage destiné aux personnes mariées mais vivant seules suite à une séparation conjugale s’est déroulé du 2 au 4 octobre 2026.

Quoi de plus adaptée que ce sanctuaire marial, proche de celui de saint Joseph, dédié à la famille, pour accueillir ces personnes dans l’épreuve de la séparation conjugale récente ou ancienne. La douzaine de pèlerins a bénéficié d’un programme complet avec : enseignements adaptés du frère Vincent et du Père Michel Martin-Prével ; temps d’échanges ; pèlerinage au sanctuaire de saint Joseph ; témoignages ; adoration et les sacrements proposés dans une paix qui n’a pas manqué de toucher tous les cœurs.

Ce pèlerinage nous montre qu’il est possible d’envisager une vie en communion avec Dieu et dans le respect de l’engagement du mariage, malgré l’épreuve de la séparation.

A noter dès maintenant : le prochain pèlerinage de l’Alliance est prévu du 1er au 3 octobre 2027  !

En savoir plus

Découvrez la communauté Notre-Dame de l’Alliance et ses propositions de retraites ou pèlerinages.

Toujours prêt(e)s !

Après l’incendie, scouts et et guides aînés en soutien au Sanctuaire

“Il n’y aura pas d’enfants à garder mais le Sanctuaire a besoin d’aide” – “On vient pour ça !”
Les guides ainées du Feu Ste Cécile (Levallois-Perret) changent le but initial de leur route d’été : elles devaient garder des enfants pour une session familiale, elles vont donner un coup de main pour les urgences du Sanctuaire. Tout d’abord répondre au téléphone et aux centaines de messages sur le répondeur, après 3 semaines d’interruption. Ensuite travailler au jardinage pour que le site retrouve un peu de beauté. Enfin par l’animation des messes. Joie et ambiance au Sanctuaire grâce à elles !

“Vous avez des habits sales ? On a du déblaiement à faire sur une zone brûlée”.
Les routiers du Clan St Jacques (Eaubonne) répondent présents. Ils défrichent et emmènent à la déchèterie pas mal de choses cramées, notamment ce qui restait de la cabane d’outillage de la permaculture en haut de la zone de bivouac. Résultat : on a maintenant une nouvelle restanque, toute propre, qui servira pour un chapitre lors des grands pélés. Les gars donnent un coup de main aussi pour nettoyer la crypte inondée après l’orage. Leur présence est appréciée de Christophe qui voit en eux des jeunes déterminés et heureux.

Chaque été, le Sanctuaire reçoit une douzaine d’unités, tous mouvements confondus : des louveteaux ou jeannettes/louvettes, des scouts ou guides, des routiers ou guides ainées. Cette année, ils étaient nombreux à se relayer en juillet, dont plusieurs pour aider au Spectacle ‘Le Veilleur du Rocher’ ; puis 2 unités ont été évacuées avec les frères et les familles pendant l’incendie ; et enfin, après la ré-ouverture au public le 13 août, les 2 unités aînées (SUF), pour lesquels nous avons donné des détails ci-dessus, étaient présentes, toujours prêtes à servir.

Merci à tous les scouts venus à Cotignac !

On en parle sur le web

Les chefs des 2 unités aînées (SUF) ont répondu aux questions d’Aleteia pour raconter cette mission un peu particulière !

Une fête de l’Assomption très particulière

Sous le signe de l’action de grâce et de l’intercession

Après trois semaine de fermeture, le Sanctuaire a enfin reçu l’autorisation d’accueillir de nouveau le public 2 jours avant cette fête majeure de l’Assomption.
C’est donc avec une joie toute particulière que près de 600 fidèles ont participé à la messe célébrée par Monseigneur François Touvet sur le parvis de l’église préservée des flammes. Une équipe de pompiers, envoyée par le préfet du Var, sécurisait les lieux. Ils ont pu échanger avec l’évêque et le recteur à l’issue de la messe. Dans son homélie, Monseigneur Touvet a d’ailleurs salué leur formidable engagement durant ces longues semaines de combat contre le feu. Les prières de l’assemblée ont également porté tous les sinistrés de cette catastrophe pour qu’ils trouvent force et courage pour se relever de l’épreuve qu’ils traversent.

Tout au long de la journée, plus de 1000 visiteurs sont venus sur les lieux, heureux de pouvoir de nouveau se recueillir après de la Vierge-Marie.

Notre-Dame sauvée des flammes par 2 fois !

Après l’incendie … suivi des travaux !

Le chantier de sécurisation du chemin St Joseph avance à grands pas. Une bonne partie des arbres calcinés le long du chemin ont été coupés.
Nous assistons à un changement progressif de notre environnement … les paysages risquent d’être très différents de ce que nous connaissions lorsque nous pourrons de nouveau emprunter ce chemin vers St Joseph.

Au foyer de la Sainte Famille les travaux de remise en état du réseau électrique vont bientôt commencé. Nous espérons un retour à la normal et une réouverture des hébergements en décembre. Une deuxième phase de travaux sera programmée plus tard pour le remplacement de la fosse sceptique et la remise en état de la piscine.

Vous retrouverez ci-dessous un rappel des faits que nous avons vécus cette été.

Chronologie des deux assauts du feu

Ce mardi 21 juillet, un feu très virulent s’est déclaré au nord du Bessillon à 12h30.

Il s’est rapidement propagé, le monastère Saint Joseph du Bessillon a donc dû être évacué à 13h30 par précaution. En fin d’après-midi, le feu est arrivé au monastère puis, poussé par le vent, il a continué sa progression vers le sud. Après le passage du feu, les pompiers ont dû lutter toute la nuit pour protéger les bâtiments du Bessillon qui ont finalement été entièrement préservés !

Dans la soirée, vers 20h30 le sanctuaire Notre-Dame de Grâces a été évacué à son tour : 10 frères, 35 guides d’Europe et SUF, 5 familles présentes en session familiale, soit environ 80 personnes ont été accueillies par la commune puis hébergées et nourries par Lou Calen et quelques paroissiens.

Le feu est arrivé par le chemin qui relie les 2 sanctuaires puis est passé sur le flanc Ouest de la colline, et maintenu juste sous le Sanctuaire toute la nuit avant de partir vers Montfort.

Mercredi matin un frère s’est rendu sur place et a constaté que le Sanctuaire a été complètement préservé des flammes mais que tout le flanc ouest de la colline a été dévasté sur plusieurs kilomètres.

Le feu est descendu vers le foyer de la Sainte Famille et a détruit la maison de notre voisin. Autour des ermitages et du foyer, toute la végétation a brûlé mais aucun bâtiment n’a été abimé.

Les flammes ont commencé à revenir vers le flanc sud en direction du prieuré des frères et du bivouac mais s’est arrêté là. Le prieuré est resté intact, même les tentes des guides ont été préservées sur le bivouac.

Jeudi en fin d’après-midi tout le village a été évacué en urgence suite à une forte reprise du feu sur plusieurs foyers : sur le flanc Est de la colline entre le sanctuaire et le village et sur le gros Bessillon entre autre.

Tard le soir, le feu a été maîtrisé et la zone noyée toute la nuit. Vendredi matin, un nouvel état des lieux a été établi par le recteur qui s’est rendu sur place. Tous les bâtiments ont de nouveau été préservés alors même que le feu est arrivé cette fois-ci jusqu’en haut de l’escalier Louis XIV, il a été arrêté à l’entrée du parvis, c’est assez saisissant !

Une nouvelle fois ce que nous constatons relève du miracle !
Nous prions pour tous nos voisins sinistrés ou touchés d’une manière ou d’une autre par cette catastrophe. En union avec toutes les autres populations qui vivent les mêmes drames dans d’autres villages et régions de France.

État des lieux :

– Aucun bâtiment n’a été abîmé !
– La végétation entre les bâtiments est dévastée
– Plus d’eau ni d’électricité depuis 3 jours : les denrées périssables sont perdues
– L’installation électrique est durablement endommagée au Foyer de la Sainte Famille
– Toutes les sessions familiales de l’été sont annulées
– Des haies et des barrières sont détruites
– Des panneaux signalétiques ont brûlé
– Le toit terrasse de la salle de conférence a été cassé par un camion pompier
– Les lieux sont fermés aux visiteurs

– La date de reprise des activités reste incertaine

Action de grâce et remerciements :

Monseigneur Touvet viendra au Sanctuaire célébrer la messe du 15 août en action de grâce pour sa sauvegarde et en intercession pour les personnes sinistrés aux alentours.

Nous rendons grâce à Dieu pour la protection de tous les bâtiments du Sanctuaire et la préservation de l’esplanade et du parvis.

Nous félicitons et remercions profondément les pompiers, véritables soldats du feu, et tous les intervenants de cet impressionnant dispositif d’intervention mis en place par les autorités civiles : préfecture, commune, sécurité civile etc …

Merci à la Mairie, au propriétaire et au personnel de Lou Calen ainsi qu’aux paroissiens pour leur accueil généreux et bienveillant.

Nous attendons le feu vert des autorités pour regagner le Sanctuaire et réouvrir l’église.
Nous espérons accueillir les prochaines sessions familiales très vite.
Le site Internet sera mis à jour à ce sujet régulièrement.

Appel à la générosité :

Vous avez été nombreux à répondre à notre appel à la générosité pour les sinistrés et pour permettre une reprise rapide des activités au Sanctuaire. Les sommes récoltées sont en train d’être distribuées ou utilisées, selon le cas, en fonction des besoins les plus urgents.
Soyez tous chaleureusement remerciés pour votre précieuse contribution.

 

Le veilleur du Rocher

À quelques jours de la première …

On en parle dans la presse ! 

Un son et lumière immersif, joué par une centaine de figurants bénévoles, sur les restanques du Sanctuaire, « Le Veilleur du Rocher » raconte l’histoire de la Provence, des Sarrasins à nos jours.

Du banquet nuptial du marquis de Pontevès, passant par les apparitions de la Vierge Marie avec l’Enfant Jésus, à la venue de Louis XIV, aux apparitions de Saint Joseph, puis de la Révolution aux grandes guerres du XXème siècle… Cotignac a été le théâtre de nombreux événements historiques particulièrement marquants.
Aux portes du Verdon, dans le massif du Bessillon, venez à la rencontre d’illustres visiteurs et partez en balade au cœur des tours sarrasines, des vignobles et des maisons troglodytes.

On vous attend nombreux !

Faites passer le message …

14 au 19 juillet 2026 : 6 soirée de spectacle !

Programme de chaque soirée :
19h : Ouverture du site avec accès la buvette
21h30 : Dernière entrée possible
22h : Début du spectacle

Famille Chrétienne
Article paru le 23 mai

Fréquence Sud
Article paru le 4 juin

BFM Toulon Var
Raphaëlle Fardin, invitée de Bonjour le Var

Var Matin
Paru le 2 juillet – Pages culture

France 3 – Côte d’Azur
Emission 19/20 du 28 juin

Pèlerinage des pères de famille

2026 : un pèlerinage d’action de grâce !

L’édition spéciale anniversaire du 50è pèlerinage des hommes, époux, et pères de famille a été une belle occasion d’action de grâces pour toutes ces années d’aventure humaine et spirituelle !
Près de 2300 hommes ont marché 2 jours sur les routes de Provence, venant des quatre coins du pays et d’ailleurs, guidés par plus de 100 prêtres et religieux autour du thème « Effata, ouvre-toi » (Mc, 7,33).

Samedi matin, juste avant l’arrivée des pèlerins, le nouveau calvaire représentant la Sainte Famille, érigé à l’occasion de cet anniversaire sur le chemin qui relie Notre-dame de Grâces à St Joseph, a été béni. Ce premier temps fort s’est déroulé en présence des premiers marcheurs (pionniers de l’aventure), de l’équipe de coordination du pèlerinage et de Jean Joseph Chevalier, le sculpteur. Le calvaire, faisant office d’ex-voto pour toutes ces années de pèlerinage fructueux, a été béni par le frère Vincent, recteur du Sanctuaire, et le père Marie-Benoit qui a beaucoup œuvré au début du développement de cette belle initiative.
> Pour en savoir plus, n’hésitez pas à lire l’article paru à ce sujet sur le site Internet du diocèse.

L’après-midi, les groupes ont défilé nombreux pour déposer aux pieds de Saint Joseph et de Notre-Dame de Grâces toutes les intentions portées pendant la marche. Après l’installation au bivouac, l’esplanade du Sanctuaire a vibré au son de centaines de voix d’hommes pour la messe d’accueil célébrée au Sanctuaire. Après une pause dîner et un temps de retrouvailles conviviales, les pèlerins se sont de nouveau réunis pour une veillée de prière (louange, témoignages et adoration).

Dimanche matin, certaines familles habitant la région sont venu se joindre aux papas et grossir ainsi l’assemblée de fidèles. Notre évêque Mgr François Touvet a accueilli chaleureusement le Cardinal Joan Josep Omella, archevêque de Barcelone, venu présider la messe qui clôturait ce beau pèlerinage (son homélie est disponible ci-contre).

Merci à vous tous, chers pèlerins, pour votre témoignage de foi ! Que chacun de vous puisse répandre abondamment autour de lui les grâces reçues ici à Cotignac.

Retour en images sur cet édition spéciale 50 ans !

Revivez les temps forts du pèlerinage

À écouter sur Radio Maria :
> Le témoignage de la veillée
> Plusieurs témoignages de pèlerins
> Interview sur les 50 ans du pélé

À écouter sur RCF Méditerranée :
> L’homélie du Cardinal Omella

Deux bénévoles pour rénover des statues du Sanctuaire 

Le week‑end des 20 et 21 juin, le sanctuaire a eu la joie d’accueillir deux bénévoles de l’association « Rénove une statue », Raphaël et Élie, venus spécialement pour redonner vie à trois statues qui sont à l’extérieur : Ste Thérèse, la Vierge Marie et Ste Anne.

Pendant deux jours, sous une chaleur écrasante, ils ont nettoyé, consolidé et restauré les surfaces abîmées par le temps, la météo et l’usure naturelle.

Au‑delà de l’aspect technique, leur présence a été un véritable témoignage de générosité. Raphaël et Élie ont offert leur savoir‑faire, mais aussi leur enthousiasme et leur disponibilité, rappelant que la préservation du patrimoine religieux repose souvent sur l’engagement discret de passionnés. Leur travail contribue à transmettre aux pèlerins et visiteurs un lieu toujours plus accueillant, où chaque statue raconte une histoire et invite à la prière.

Nous tenons à les remercier chaleureusement pour leur dévouement et remercier l’association qui les envoie en mission (financement par appel aux dons). Grâce à eux, ces trois statues retrouvent une nouvelle jeunesse et continueront d’accompagner la vie du sanctuaire pour de nombreuses années.

Retour sur l’AG 2026

Lors de l’Assemblée générale du 30 mai 2026, le Président et plusieurs Administrateurs ont pris la parole pour présenter le rapport de gestion 2025 de l’Association Les Pèlerins de Notre-Dame de Grâces. C’est l’occasion de dresser un bilan moral, pastoral, opérationnel et financier de l’année écoulée. Les difficultés économiques de l’Association ont été exposées avec les décisions qui s’imposent.

Sur le plan moral, le président, le père Vincent, souligne les progrès réalisés dans l’accueil des pèlerins grâce aux nouveaux aménagements du Sanctuaire, notamment l’esplanade, la maison d’accueil et la salle de conférence. Il met en avant l’engagement des salariés, des bénévoles, des frères de la communauté, des autorités diocésaines et des donateurs. Malgré un bon fonctionnement global de l’Association, elle a connu des tensions internes et surtout une situation financière préoccupante fin 2025. La baisse des dons, la diminution des séjours estivaux, l’augmentation des charges salariales et certaines dépenses exceptionnelles ont entraîné une crise de trésorerie à l’hiver 2025-2026. Un don exceptionnel et une aide du Compte du Chapelain ont permis de surmonter cette période difficile. Afin de rétablir l’équilibre financier, le Conseil d’administration a décidé une réorganisation importante comprenant la suppression du poste de directeur, une redistribution des responsabilités entre salariés, bénévoles et administrateurs, ainsi qu’un renforcement du recours au bénévolat. A cette occasion, l’Association remercie Patrick Rocher de son investissement pendant 6 ans comme directeur du Sanctuaire et l’assure de ses prières.

Plusieurs projets de développement ont été présentés. Parmi eux figure un projet immobilier visant à regrouper et moderniser les bâtiments du sanctuaire, tout en améliorant les conditions de vie des frères (des démarches administratives sont en cours avant qu’une étude ne soit lancée ; il n’y a donc rien d’acté pour le moment). Un autre projet concerne le spectacle historique « Le Veilleur du Rocher », consacré aux apparitions de Cotignac, dont la première représentation est prévue le 14 juillet 2026.

Le rapport pastoral met en évidence le dynamisme du sanctuaire, qui accueille une grande diversité de publics : grands pèlerinages familiaux, pèlerins d’un jour, groupes scolaires ou paroissiaux, retraitants et visiteurs individuels. Les grands pèlerinages des pères, mères, couples, grands-parents et célibataires demeurent particulièrement attractifs. L’accueil Notre-Dame, animé par des bénévoles, joue un rôle central dans l’orientation et l’information des visiteurs. De nombreuses retraites spirituelles rencontrent également un vif succès. Pour l’avenir, le Sanctuaire souhaite approfondir sa vision pastorale, développer davantage l’accueil touristique et culturel, promouvoir un mois marial annuel et renforcer la fraternité entre bénévoles, salariés et religieux.

Le rapport d’activité souligne les nombreux travaux réalisés : rénovation des ermitages, amélioration des infrastructures, sécurisation du site après plusieurs cambriolages et entretien du parc. La fréquentation du sanctuaire continue de progresser, avec une estimation de plus de 100 000 visiteurs annuels (comptage par connexion de téléphones présents sur le lieu).

Enfin, le rapport financier révèle une situation contrastée : malgré une hausse du chiffre d’affaires (+3,8 %), l’association enregistre un déficit de 51 631 € en raison de l’augmentation des charges, notamment salariales, et de la baisse des dons. Le Conseil d’administration s’engage à rétablir l’équilibre budgétaire grâce à une meilleure maîtrise des coûts, à la recherche de nouveaux financements et à une mobilisation accrue des bénévoles.